Réunis ce mardi 4 août 2026 devant la direction générale de l’Électricité de Guinée (EDG) à Matam, des prestataires de l’entreprise ont protesté contre les conditions des contrats qui leur ont été proposés. Ils réclament une embauche directe au sein de la société, après plusieurs années de service.

La tension est montée d’un cran ce mardi à la direction de l’Électricité de Guinée (EDG). Des agents prestataires venus de Conakry et de plusieurs préfectures se sont mobilisés pour exprimer leur mécontentement face aux contrats à durée indéterminée (CDI) qui leur ont été soumis.

Selon les manifestants, cette convocation devait marquer une étape vers leur intégration définitive au sein d’EDG. Mais une fois sur place, ils affirment avoir découvert des contrats qui ne leur apporteraient aucune amélioration significative par rapport aux conditions qu’ils connaissent depuis plusieurs années sous la gestion du cabinet Trust Africa.

« Nous avons consacré plusieurs années à cette entreprise. Certains travaillent ici depuis sept ans, d’autres depuis quatre ou deux ans. Nous pensions qu’il s’agissait d’une reconnaissance de notre engagement, mais les contrats proposés ne changent pas notre situation », a expliqué Daouda Condé, porte-parole du mouvement.

Les prestataires dénoncent notamment des rémunérations qu’ils jugent faibles, l’absence de classification professionnelle, ainsi que le manque de congés et d’avantages liés à leur ancienneté. Ils estiment pourtant avoir largement contribué aux résultats et au fonctionnement quotidien de l’entreprise.

Les protestataires s’interrogent également sur le recrutement annoncé de 450 nouveaux agents, alors que plusieurs centaines de travailleurs déjà en activité au sein d’EDG attendent toujours une reconnaissance officielle de leur statut.

Du côté des agents concernés, le sentiment d’injustice reste fort. Rabiatou Baldé, gestionnaire technico-commerciale à l’agence de Madina, affirme que plusieurs prestataires ont refusé de signer les contrats proposés après avoir constaté l’absence de changements concrets.

« Nous exerçons les mêmes missions que les autres agents et nous participons chaque jour aux performances de l’entreprise. Notre demande est simplement que notre travail et notre expérience soient reconnus », a-t-elle déclaré.

Les prestataires appellent désormais la direction d’EDG à revoir les propositions faites et à engager un dialogue afin de trouver une solution durable à leur situation.

Alya soumah