La répression des manifestations en Iran par le régime des mollahs laisse apparaître mercredi un bilan de plus en plus sanglant.
Difficile de connaître l’ampleur exacte de la répression en Iran, tant les communications restent incertaines vers l’extérieur du pays. Mais près de trois semaines après le début du large mouvement de contestation lancé par des commerçants le 28 décembre 2025, le nombre de personnes tuées par le régime s’annonce terrible, et dépasse, selon certaines ONG, les milliers de morts.
Mercredi 14 janvier, le bilan de la répression a en effet changé d’échelle. Si le nombre de personnes tuées varie selon les organisations et les témoins, les chiffres sont tous impressionnants. L’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège et qui évoquait au moins 192 manifestants morts lundi, affirme désormais qu’au moins 734 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir – qui s’est renforcé depuis vendredi 9 janvier – tout en reconnaissant que ce chiffre pourrait être bien plus élevé. IHR « continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d’Iran », précise l’organisation.
De son côté, Human Rights Activists News Agency (HRANA) affirme que plus de 2 500 personnes sont mortes. Parmi ces « morts confirmées », 2 403 manifestants dont douze mineurs et neuf civils qui ne prenaient pas part aux manifestations. L’organisation ajoute que 147 membres des forces de sécurité et soutiens du gouvernement ont été tués. Elle évoque, par ailleurs, l’arrestation de 18 434 personnes dans 187 villes, la diffusion de 97 confessions forcées, et 1 134 blessés graves.




