Décédée le 22 juillet dernier, Plus de deux semaines après la mort  tragique de Chalisa, surnommée « Mimi », une ressortissante thaïlandaise employée au Bangkok SPA, en qualité de masseuse.

Ce jeudi 6 Aout 2026 la redaction du site d’informations générales et d’investigations  LEPRECIS 224.Com s’est rendue sur le lieu du drame.Des nouveaux éléments émergent grâce au témoignage de Mamadou Dian Barry, réceptionniste et gestionnaire de la clientèle du salon de massage. Son récit revient en détail sur les derniers instants ayant précédé le drame survenu dans la nuit du 22 juillet à la Cité ADDOHA située à Coléah bâtiment No 10 au 4 em étage.
Chalisa a été Inhumée ce jeudi au cimetière de Cameroun, à Conakry. La disparition de la jeune femme continue de susciter une vive émotion chez ses collegues de travail  et soulève de nombreuses interrogations sur l’état des équipements de sécurité de l’immeuble, notamment son ascenseur.

Selon Mamadou Dian Barry, notre interlocuteur ,la soirée s’était déroulée normalement jusqu’à l’arrivée d’un client, alors qu’il s’apprêtait à quitter son poste. Aux environs de 22h25, je devais rentrer chez moi. Mais un client est arrivé, ce qui m’a obligé à prolonger mon service jusqu’à 23 heures. Quelques instants avant le drame, il affirme avoir échangé avec Chalisa.
« Mimi est venue, nous avons plaisanté quelques minutes. Ensuite, je suis allé du côté du salon de soins du visage, de manucure et pédicure. À mon retour, elle n’était plus là. Je pensais qu’elle se trouvait toujours dans le bâtiment, Peu après, un bruit particulièrement violent attire l’attention des employés.« Nous avons entendu un énorme fracas qui semblait provenir des ascenseurs. le moment, nous ne savions pas ce qui s’était passé. Mamadou Dian Barry se rend immédiatement sur place.
Avec le patron, Mohamed, nous avons trouvé la porte de l’ascenseur complètement ouverte, mais la cabine n’était pas visible. Nous avons pensé qu’il s’agissait d’une nouvelle panne, car cela arrivait régulièrement..A t-il detaillé

La découverte de la victime

Quelques minutes plus tard, alors qu’il quitte définitivement son lieu de travail, le réceptionniste entend des cris provenant du rez-de-chaussée.
« J’étais au téléphone lorsque j’ai entendu quelqu’un crier de douleur. Au début, j’ai cru qu’une femme était agressée. »
Après avoir alerté un agent de sécurité au nom de Bah Fodé  il se dirige vers l’ascenseur.
« Nous avons ouvert et découvert Mimi au fond de la cage de l’ascenseur. La cabine était remontée. » A t’il temoigner
Il décrit une scène particulièrement éprouvante.« Elle était allongée sur le ventre. Elle souffrait énormément et ne pouvait plus bouger. A t-il ajouter

Des pannes récurrentes de l’ascenseur dénoncées

Dans son témoignage, Mamadou Dian Barry affirme que l’ascenseur présentait depuis longtemps de nombreuses défaillances.
« Mimi travaillait ici au salon de massage depuis plus d’un an . Il ne se passait pratiquement pas une semaine sans que l’ascenseur ne tombe en panne. Les propriétaires, les vigiles et même les clients peuvent en témoigner. »

Au terme de son témoignage, Mamadou Dian Barry appelle les autorités à renforcer les inspections des immeubles accueillant du public afin de prévenir de nouveaux drames.

« Les autorités doivent prendre leurs responsabilités et contrôler régulièrement le fonctionnement des bâtiments. Aujourd’hui, certains construisent uniquement pour des intérêts commerciaux sans garantir la sécurité des occupants. »
Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de la mort de Chalisa « Mimi », ce témoignage met en lumière les nombreuses interrogations entourant l’état de l’ascenseur et, plus largement, le respect des normes de sécurité dans certains immeubles de la capitale.
Les conclusions des autorités compétentes seront déterminantes pour établir les responsabilités éventuelles et éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Par Mamadou Dian Bah (Aimé Césaire)