Une opération menée dans la nuit à Keïtayah a permis aux Services spéciaux d’interpeller un homme présenté comme l’un des auteurs présumés d’un cambriolage. Deux autres suspects, identifiés sous les surnoms de « Gninè » et « Papis », seraient toujours en fuite.
Les faits remontent à la nuit du 22 septembre 2026, aux environs de 4 heures du matin. Selon les éléments communiqués par les Services spéciaux, trois individus se seraient introduits dans une boutique située à Keïtayah, en profitant notamment des conditions météorologiques et de l’obscurité.
Présenté ce vendredi 25 septembre à Kaloum, Amara Bangoura, ferrailleur de profession et présenté comme l’un des suspects, a été interpellé alors que l’opération était en cours. Il est soupçonné d’avoir participé à un vol aggravé commis de nuit et en bande, avec escalade, effraction et pénétration dans une boutique.
Une entrée par le toit
Lors de son intervention, le commissaire principal Foromo Soropogui, de la Direction centrale de la lutte contre le crime organisé, a expliqué le mode opératoire qui aurait été utilisé par les suspects.
« Les Services Spéciaux vous présentent ce matin un bandit, d’apparence trompeuse et d’une dangerosité mystique opérant en groupe de trois éléments. Dans la nuit du 02 septembre 2026 aux environs de 4 heures du matin, les nommés Amara BANGOURA alias “Makalos”, un second surnommé “Gninè” et le troisième “Papis” sont partis à Keïtayah dans le domicile d’un citoyen, au moment pluvieux, escalader le mur, puis pénétrer dans la boutique par effraction : c’est-à-dire usage de ciseau et marteau pour déchirer la tôle et le plafond. »
D’après le responsable, les marchandises auraient ensuite été sorties de la boutique et dissimulées dans les herbes, à environ 60 mètres du lieu des faits, dans l’attente de leur transport.
L’alerte donnée par des riverains aurait permis l’intervention rapide des agents des Services spéciaux.
Des marchandises récupérées
Selon le commissaire principal, l’intervention a conduit à l’arrestation d’Amara Bangoura et à la récupération d’une partie des biens qui auraient été dérobés.
« Faits constatés par les habitants voisins très solidaires, et avec l’intervention rapide d’une équipe des services spéciaux, l’un des malfrats fut arrêté et mis à notre disposition. Les marchandises volées furent récupérées, sauf le montant de 3.750.000 francs guinéens emportés par “Gninè” et “Papis” en fuite. »
Les autorités affirment par ailleurs que les deux autres personnes recherchées seraient déjà connues de la justice.
« “Gninè” et “Papis” sont des récidivistes déférés au tribunal de Dubréka en début de cette année », a indiqué le commissaire principal Foromo Soropogui.
Amara Bangoura reconnaît les faits
Interrogé devant les médias, Amara Bangoura a reconnu avoir participé à l’opération, tout en affirmant qu’il ne connaissait pas initialement les intentions de ses compagnons.
« Je reconnais les faits. On était trois, mais moi je ne connais pas là-bas. Moi, c’est mon grand qui est venu me dire de l’accompagner. Je ne savais pas qu’on partait ici. »
Le suspect poursuit son récit en expliquant qu’il aurait été invité à attendre au niveau d’un carrefour avant de voir ses compagnons revenir avec des colis.
« Quelques temps après, j’ai vu grand Papis transporter des colis et les amener vers moi et m’ont dit maintenant on va les transporter à la maison. Je lui ai dit non, je ne peux pas le faire car je suis malade, je ne vais pas transporter les colis », a-t-il déclaré.
Amara Bangoura affirme également qu’il s’agissait, selon lui, de sa première participation à une opération de ce type.
L’enquête devra désormais permettre de déterminer le rôle exact de chacun des trois mis en cause et de retrouver les deux autres suspects cités dans cette affaire. Les faits sont notamment présentés par les autorités comme relevant des dispositions de l’article 374 et suivants du Code pénal.
Mamadou Dian Bah ( Aimé Cesaire),pour LEPRECIS224.com







