Les services spéciaux chargés de la lutte contre le crime organisé ont procédé à l’interpellation et à la presentation à la presse de quatre individus présumés impliqués dans un réseau de trafic d’espèces halieutiques protégées en Guinée. L’opération, menée sous l’autorité du secrétariat général à la Présidence en charge des services spéciaux, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la criminalité faunique et environnementale.
Selon le commissaire principal de police Soropogui Foromo, deux suspects identifiés comme Daouda Camara et Thierno Saïdou Bah ont été arrêtés en flagrant délit de détention illégale de 41 kilogrammes d’hippocampes séchés ainsi que de 26 kilogrammes d’ailerons de requins et de raies. Ces produits étaient destinés à être exportés illicitement hors du territoire national.
Deux autres individus, Sékou Soumah et Abdoulaye Camara, ont également été interpellés pour complicité présumée dans cette affaire.
Les autorités rappellent que les hippocampes, les requins et certaines espèces de raies figurent parmi les espèces protégées en raison des menaces pesant sur leur survie. Leur capture, leur détention et leur exportation sont strictement encadrées par les dispositions du Code de protection de la faune sauvage et de la réglementation de la chasse, notamment les articles 59, 60, 164 et 168.
Le commissaire Soropogui Foromo a précisé » que seules la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et les autorités compétentes du ministère de l’Environnement peuvent délivrer une autorisation exceptionnelle d’exportation, et ce, pour des quantités limitées. »
Poursuivant son intervention, le commissaire principal Soropogui Foromo a rappelé que, selon des constats établis par les services compétents, cette activité illicite ne date pas d’aujourd’hui.
« Ces individus et d’autres non identifiés pour le moment l’ont menée longtemps et dans la plus grande clandestinité. Donc, ces personnes seront conduites devant un magistrat compétent en la matière pour les fins de droit », a-t-il assuré.
Très contente de la collaboration avec les services spéciaux dans cette lutte, malheureusement encore méconnue mais d’une importance capitale, Antonia Gustafsson, évoluant au sein de l’ONG EAGLE, engagée dans la lutte contre la criminalité faunique, est revenue sur l’importance de ce combat:
:« L’arrestation de ces quatre suspects est une étape très importante dans la répression de la criminalité faunique et j’espère que cela va montrer aux autres trafiquants d’espèces sauvages et d’animaux sauvages que la lutte contre la criminalité faunique est prise de plus en plus au sérieux et qu’elle fait aussi l’objet d’une lutte active et de sanctions sérieuses », a-t-elle expliqué.
Aimé Césaire





