Après deux accidents mortels survenus en l’espace de dix jours sur la Route nationale N°1, entre Kindia et Mamou, ayant coûté la vie à 22 personnes, les autorités guinéennes ont décidé de renforcer leur dispositif de lutte contre l’insécurité routière.

Ce jeudi 9 juillet 2026, le ministre des Transports et porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a présidé une réunion de concertation réunissant les principaux acteurs du secteur afin d’évaluer la situation et d’identifier des mesures concrètes pour prévenir de nouveaux drames.

Les échanges ont mis en évidence plusieurs facteurs récurrents à l’origine des accidents, notamment les excès de vitesse, les dépassements dangereux, le non-respect du Code de la route, les comportements inciviques de certains conducteurs ainsi que les faiblesses constatées dans les dispositifs de contrôle.

Pour faire face à cette situation, les participants ont proposé un renforcement des contrôles routiers et une application plus stricte de la réglementation. Ils préconisent notamment le retrait du permis de conduire pour les auteurs d’infractions graves ou répétées, ainsi que l’engagement systématique de poursuites judiciaires lorsque des accidents résultent de comportements fautifs.

Les recommandations portent également sur l’intensification des campagnes de sensibilisation, l’amélioration de la formation des conducteurs et une meilleure coordination entre les différentes institutions chargées de la sécurité routière.

À l’issue de la rencontre, les participants se sont accordés sur l’élaboration rapide d’un plan d’action global. Ce document définira les responsabilités de chaque acteur, les mécanismes de suivi ainsi que les priorités en matière de prévention, de contrôle, de répression et de sensibilisation. L’objectif affiché est de réduire durablement le nombre d’accidents sur les routes guinéennes et de mieux protéger les usagers.

Alya soumah