Au lendemain de l’élection de Mamady Doumbouya à la présidence de la Fédération guinéenne de football (Féguifoot), l’émission « Les Grosses Têtes » de Radio Tropicale FM 92.1 a reçu Ibrahima Sory Diallo, dit « Débeck », ancien directeur du département de la communication de l’instance. À cette occasion, il a invité les acteurs du football guinéen à dépasser leurs divergences pour engager une nouvelle dynamique au service du sport roi.

Le football guinéen doit-il enfin tourner la page des crises internes ? C’est l’appel lancé par Ibrahima Sory Diallo, dit « Débeck », lors de son passage dans l’émission « Les Grosses Têtes » de Radio Tropicale FM. Au lendemain de l’élection de Mamady Doumbouya à la tête de la Féguifoot, l’ancien responsable de la communication a plaidé pour le rassemblement des acteurs, estimant que les divisions et les rivalités ont longtemps freiné le développement du football national.

Concernant le déroulement du scrutin, l’invité affirme ne pas être déçu. « Sincèrement, le vote s’est passé dans la plus grande transparence dans la salle. Je ne sais pas ce qui s’est passé préalablement, mais ce que je sais, il faut accepter. C’est lui qui a été élu comme président du comité exécutif de la Fédération guinéenne de football », a-t-il déclaré.

Pour Débeck, l’heure n’est plus aux contestations, mais à la mobilisation autour du nouveau président. Il appelle les candidats malheureux à dépasser leur déception et à contribuer à la reconstruction du football guinéen.« Il faut oublier tout ça maintenant, tourner la page pour qu’on se batte ensemble, qu’ils se donnent la main, notamment ceux qui ont échoué avec le nouveau président, pour permettre au football guinéen d’avancer », a-t-il insisté.

Dans son intervention, Ibrahima Sory Diallo a particulièrement évoqué les autres candidats à la présidence de la Féguifoot, notamment Ibrahima Kalil Kaba, Antonio Souaré et Mohamed Chérif Haïdara. Selon lui, leurs expériences et leurs moyens pourraient être mis à contribution pour accompagner la nouvelle équipe dirigeante.« Mon souhait, en tout cas, était qu’Ibrahima Kalil Kaba soit président. Il ne l’a pas été et je pense qu’il va tirer les leçons de son échec, et M. Antonio Souaré également et M. Haïdara. Je pense que les trois doivent être avec le nouveau président pour se battre, en tout cas, pour donner du tonus, pour donner de l’avenir à notre football », a-t-il expliqué.

L’ancien directeur de la communication estime également qu’Antonio Souaré, en raison notamment de son implication dans le football guinéen et de son expérience à la tête du Horoya AC, ne devrait pas être écarté des projets destinés à redynamiser le secteur.« Tu peux bien ne pas l’aimer, mais quand même tu peux l’aimer à cause de son club, qui est un grand club et c’est le seul plus grand club d’ailleurs du pays. Donc, il faut l’associer aux différents projets », a-t-il soutenu.

Au-delà des querelles de personnes, Débeck estime que plusieurs chantiers attendent la nouvelle équipe dirigeante. Il a notamment évoqué la formation des arbitres, le renforcement des structures fédérales et la participation des équipes nationales de jeunes aux grandes compétitions africaines.« Vous avez remarqué, le Syli U17, et U23 ne jouent pratiquement plus les grandes compétitions en Afrique », a-t-il regretté, tout en soulignant la nécessité de consolider les efforts engagés pour permettre à ces sélections de retrouver progressivement leur place sur la scène continentale.

Il a également évoqué le rôle joué par le secrétaire général de la Féguifoot, Ibrahima Blasco Barry, dans la gestion de l’institution au cours de la période précédente, estimant que la nouvelle équipe devra s’appuyer sur les compétences disponibles pour faire avancer ses projets.

« Si nous ne sortons pas de ces histoires, notre football n’ira nulle part »

Pour l’invité des « Grosses Têtes », la sortie de crise passe nécessairement par un changement de comportement des acteurs du football guinéen. Il a appelé à s’inspirer des expériences de pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Cameroun, afin de bâtir une fédération davantage tournée vers les résultats et le développement.« Si nous ne sortons pas de ces histoires, de ces combats inutiles, je vous assure que notre football n’ira nulle part », a-t-il averti.

Reconnaissant que le nouveau président arrive à la tête de la Féguifoot avec une expérience limitée dans le milieu du football, Ibrahima Sory Diallo estime que cette situation ne doit pas empêcher les autres acteurs de lui apporter leur soutien et leur expertise.

Son message est donc sans équivoque : dépasser les rivalités, réunir les compétences et placer l’intérêt du football guinéen au-dessus des ambitions individuelles.Pour lui, l’élection de Mamady Doumbouya doit ouvrir une nouvelle étape, consacrée à la réconciliation, à la formation et au retour durable des équipes guinéennes sur la scène africaine.

Mamadou Dian Bah ( Aimé Cesaire)

628 56 84 52