Le gouvernement guinéen assouplit temporairement l’application de l’interdiction des plastiques à usage unique. Une dérogation de six mois vient d’être accordée aux producteurs de sachets destinés au conditionnement de l’eau minérale et minéralisée.

La décision a été rendue publique ce mercredi 7 octobre 2026 par le porte-parole du gouvernement, Faya François Bourouno, lors d’une intervention à la télévision nationale.

Cette mesure intervient dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement en eau conditionnée depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des emballages plastiques à usage unique. Elle vise notamment à préserver l’accès des populations à l’eau potable et à éviter une flambée des prix des produits de première nécessité.

Une dérogation limitée aux sachets d’eau

Le moratoire concerne exclusivement la fabrication des sachets plastiques utilisés pour l’emballage de l’eau minérale et minéralisée. Il prend effet à compter de la publication du communiqué gouvernemental et s’étend sur une période de six mois.

Le gouvernement insiste toutefois sur le caractère exceptionnel de cette mesure. Les autres emballages et objets en plastique à usage unique restent soumis à l’interdiction en vigueur.

Pour rappel, le délai de grâce de deux ans accordé aux opérateurs pour se conformer à la nouvelle réglementation était arrivé à échéance le 20 septembre dernier.

Les industriels obtiennent un délai supplémentaire

La décision fait suite à une requête introduite par les producteurs de sachets plastiques. Ces derniers avaient sollicité un délai supplémentaire afin de réorganiser leurs unités de production, développer des solutions alternatives et mettre en place des mécanismes de collecte et de recyclage.

Après examen de cette demande, le gouvernement a finalement retenu le principe d’un moratoire ciblé, motivé par les impératifs d’approvisionnement en eau potable et de stabilité des prix.

Des mesures pour accélérer la transition

Au-delà de cette dérogation, les autorités annoncent également des mesures destinées à encourager la transition vers des solutions plus respectueuses de l’environnement.

Des incitations fiscales et douanières devraient ainsi favoriser la production et l’importation d’emballages biodégradables, de résine PET et de préformes.

Les opérateurs du secteur sont également invités à mettre à profit ces six mois pour renforcer les dispositifs de collecte, de recyclage et de transformation des déchets plastiques.

Le suivi de la mise en œuvre de ces décisions sera assuré par une commission interministérielle placée sous l’autorité du Premier ministre.Cette nouvelle orientation marque donc un compromis entre l’objectif environnemental affiché par les autorités et la nécessité de garantir un approvisionnement régulier en eau conditionnée pour les populations.

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