Au lendemain des mobilisations du 17 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez indique que 1.800 personnes ont été interpellées. Plus de 500 policiers et gendarmes ont été blessés.
Après les violences qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre, un peu partout en France, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez donne un bilan des interpellations dans un message publié sur son compte X. Près de 1.800 personnes ont été interpellées. Plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés, ajoute le ministre, évoquant un bilan qui « n’est malheureusement que provisoire »
La préfecture de police de Paris annonce de son côté l’interpellation de 855 personnes dans la capitale, un « chiffre record ». Le préfet du Rhône, Etienne Guyot, avance le chiffre de 160 interpellations à Lyon dans la nuit de samedi à dimanche. Parmi ces personnes, « 124 majeurs, majoritairement masculins ».
« Des exactions » dans de nombreuses villes de France
« Manifester est un droit fondamental. Semer le désordre avec violence et de manière concertée n’en est pas un », commente-t-il dans un message posté sur son compte X ce dimanche. Laurent Nuñez a tenu à rendre hommage aux forces de l’ordre, « policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers », qui « partout en France sont intervenus dans des conditions extrêmes ». Il dénonce des « exactions à Marseille, Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Grenoble, Nice ou Limoges… »
Il décrit à Marseille, notamment, « des exactions commises par plusieurs milliers d’individus d’ultragauche », ensuite « rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces ». Il se rendra dans la capitale phocéenne dès lundi. Ici, le maire de la ville Benoît Payan (DVG) a « demandé des comptes » au gouvernement.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu convoque une cellule interministérielle de crise à 19 heures à Matignon. Cette réunion portera sur trois volets, « économie-commerce », « assurance » et « suivi judiciaire ».
Le Premier ministre recevra les maires des trois plus grandes villes de France, à savoir Paris, Lyon et Marseille, durement touchées par les violences urbaines en marge des mobilisations.
.




