À l’occasion de la commémoration du 5 septembre 2021, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a livré un message empreint de solennité, appelant les Guinéens à se souvenir des événements qui ont marqué cette date tout en regardant résolument vers l’avenir.

Dans une déclaration publiée ce samedi 5 septembre 2026 sur sa page Facebook, le chef de l’État a choisi de rompre avec toute lecture festive de cette journée. Pour lui, le 5 septembre doit avant tout rester un moment de recueillement et de responsabilité collective.

« Le 5 septembre n’est pas un jour de triomphe. C’est un jour de deuil, de gravité et de mémoire », a déclaré Mamadi Doumbouya, invitant l’ensemble de la population à honorer la mémoire des personnes disparues lors des événements de septembre 2021.

Le président a particulièrement salué le sacrifice des membres des Forces de défense et de sécurité engagés lors de ces événements. Revenant sur cette période, il a estimé que certains militaires avaient fait le choix de prendre des risques au nom de ce qu’ils considéraient comme l’intérêt de la République.

« Il y a cinq ans, à l’aube du 5 septembre, des femmes et des hommes de nos Forces de défense et de sécurité ont fait le choix du risque absolu. Ils n’ont rien demandé pour eux-mêmes. Ils ont simplement refusé que la République de Guinée continue de s’abîmer », a-t-il affirmé.

Un appel au recueillement national

Au-delà de l’hommage aux disparus, Mamadi Doumbouya a insisté sur la nécessité de préserver leur mémoire. Il a ainsi appelé chaque citoyen à marquer cette journée par un geste de compassion.

« Chaque Guinéenne et chaque Guinéen, où qu’il se trouve, de leur accorder aujourd’hui un moment de silence et de recueillement », a-t-il exhorté.

Dans son message, le chef de l’État a également placé la question de la cohésion nationale au cœur du bilan qu’il entend tirer de ces cinq années. Il estime que la Guinée aurait réalisé des avancées significatives dans la lutte contre les divisions communautaires.

« Nous avons fait reculer l’ethnocentrisme. Ce poison qui, pendant des décennies, a dressé le Guinéen contre le Guinéen, n’a plus droit de cité dans notre République », a-t-il soutenu.

Pour le président, cette évolution ne relèverait plus uniquement du discours politique, mais d’une transformation durable de la société guinéenne.

« Le vivre-ensemble n’est plus un discours de circonstance ; il est devenu une réalité, et cette réalité est désormais irréversible », a-t-il ajouté.

Simandou 2040, la promesse d’un nouveau cycle économique

Après la mémoire et la cohésion sociale, le président Doumbouya a consacré une partie importante de son message aux ambitions économiques de la Guinée.

Il a notamment réaffirmé sa détermination à poursuivre les grands projets structurants du pays, avec une place centrale accordée à la vision Simandou 2040.

« Devant vous, je réaffirme un engagement simple : la vision Simandou 2040 sera exécutée avec la rigueur, la méthode et la constance qu’elle exige », a-t-il déclaré.

Pour le chef de l’État, les richesses et les infrastructures issues de cette stratégie doivent dépasser les intérêts immédiats du pouvoir et profiter aux générations futures.

« Non pour la gloire d’un homme ni d’une génération, mais pour que nos enfants héritent enfin d’une Guinée prospère, digne et souveraine », a-t-il insisté.

« Les projets seront menés à leur terme »

En conclusion, Mamadi Doumbouya a voulu réaffirmer sa détermination à aller au bout des réformes et des différents chantiers engagés depuis 2021.

« Les réformes engagées et les projets structurants seront menés à leur terme. Je m’y engage devant vous, sans réserve et sans détour, pour le mieux-être de notre peuple », a-t-il assuré.

Cinq ans après le 5 septembre 2021, le président guinéen présente ainsi cette date non comme une victoire à célébrer, mais comme un tournant dont les conséquences doivent, selon lui, se traduire par davantage d’unité, de stabilité et de développement.

Entre devoir de mémoire et promesse de transformation économique, Mamadi Doumbouya veut désormais inscrire le 5 septembre dans une nouvelle narration : celle d’un moment de rupture dont la véritable portée se mesurerait à l’héritage laissé aux générations futures.

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