L’ancien Premier ministre et président de l’UFDG dissout Cellou Dalein Diallo, dément formellement avoir échangé avec l’ancien magistrat Algassimou Diallo, dont un enregistrement audio présenté comme une conversation entre les deux hommes circule actuellement sur les réseaux sociaux.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 22 août 2026, Cellou Dalein Diallo affirme ne jamais avoir parlé, ni par téléphone ni de vive voix, avec l’ancien avocat général près la Cour suprême, récemment radié du corps de la magistrature pour des « manquements graves aux devoirs de son état, à l’honneur, à la délicatesse et à la dignité de la profession de magistrat ».
L’opposant assure également ne pas connaître personnellement Algassimou Diallo et rejette catégoriquement les propos qui lui sont attribués dans l’audio, notamment ceux faisant état de prétendus projets de déstabilisation de la Guinée.
« Je n’ai jamais parlé ni au téléphone ni de vive voix à Algassimou Diallo que je ne connais pas personnellement », a déclaré Cellou Dalein Diallo.
Selon lui, l’enregistrement en circulation constitue un « montage » destiné à nuire à son image et à manipuler l’opinion publique. Il dénonce notamment ce qu’il présente comme une campagne visant à porter atteinte à son honneur et à sa réputation.
Cellou Dalein Diallo rejette par ailleurs les propos à caractère sectaire qui lui sont attribués dans l’audio. Il affirme que ces déclarations sont incompatibles avec ses convictions et avec sa ligne politique.
« J’ai une ligne et un projet politique clair, connus de tous, fondés sur l’éthique républicaine et le pari démocratique », a-t-il soutenu.
Une attaque contre la justice et les institutions
Dans sa déclaration, l’ancien Premier ministre a également dressé un réquisitoire contre la situation politique et judiciaire en Guinée. Il estime que les principes de séparation des pouvoirs et d’indépendance de la justice sont aujourd’hui gravement compromis sous la gouvernance du président Mamadi Doumbouya.
Cellou Dalein Diallo accuse ainsi le pouvoir en place d’exercer une forte influence sur les institutions et dénonce une justice qu’il juge « caporalisée, bafouée et déshonorée ».
L’opposant affirme enfin vouloir rester mobilisé face à ce qu’il qualifie de « cabale politico-judiciaire » visant à la fois Algassimou Diallo et sa propre personne.
Il appelle, dans ce contexte, à la défense de la vérité et de la justice, tout en accusant le régime de chercher à manipuler l’opinion publique à travers la diffusion de cet enregistrement.
La diffusion et l’authenticité de l’audio évoqué dans cette affaire restent au cœur de la controverse.




