Au Liberia, l’ancienne vice-présidente Jewel Howard Taylor a été inculpée mercredi 19 août en lien avec un présumé « réseau international de trafic de stupéfiants » actif à l’intérieur et hors du pays. Cette inculpation survient après la plus grande saisie de drogue de l’histoire du Liberia.
Jewel Howard Taylor, ex-vice présidente du Liberia, a été inculpée mercredi 19 août pour trafic de drogue. Cette affaire survient alors que le gouvernement libérien est engagé dans le combat contre la drogue après une saisie record. Près de quatre tonnes de cocaïne estimées à plus de 317 millions de dollars (276 millions d’euros) lors d’une opération sur une route menant à l’aéroport international Roberts, à environ 30 kilomètres de la capitale Monrovia. Le dimanche 7 juin, 237,6 kilogrammes de cocaïne ont été saisis alors qu’ils étaient dissimulés comme une cargaison commerciale ordinaire destinée à l’exportation à l’aéroport Roberts. Le butin saisi est estimé à 19 millions de dollars.
Arrêtée à sa sortie du territoire
Jewel Howard Taylor 63 ans, ex-épouse de l’ancien chef de guerre et président Charles Taylor, a été vice-présidente entre 2018 et 2024, élue comme colistière du président George Weah. Elle a été une influente sénatrice entre 2006 et 2018. Elle a été arrêtée à l’aéroport Roberts de Monrovia alors qu’elle était sur le point de quitter le pays, a indiqué le ministère. Elle a été ensuite été conduite au quartier général de la police dans la capitale, a-t-il indiqué. L’ex-vice présidente a été « officiellement inculpée en lien avec une enquête en cours sur un présumé réseau de trafic de stupéfiants opérant à l’intérieur et au-delà du Liberia », précise le communiqué. Elle est accusé notamment d' »importation et de vente » illicites de drogues.
L’action du gouvernement
Le président libérien Joseph Nyuma Boakai a désigné lundi 10 août un nouveau directeur de l’Agence libérienne de lutte contre la drogue. Cette nomination doit encore être confirmée par le Sénat mais d’ici là le responsable a pris ses fonctions immédiatement. En juillet, le président Boakai avait limogé une douzaine de responsables gouvernementaux et ordonné l’ouverture d’enquêtes contre certains d’entre eux, après ces importantes saisies de drogue.
Source Africa Radio




