Le gouvernement guinéen engage une nouvelle étape dans l’organisation de son action. Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a présenté ce mercredi 2 septembre 2026 une nouvelle architecture gouvernementale articulée autour de quatre grands pôles stratégiques.

Cette réforme intervient après 53 sessions de concertation et vise à donner davantage de cohérence aux politiques publiques, tout en facilitant la coordination entre les différents départements ministériels.

Selon le document rendu public par la Primature, cette réorganisation repose sur une volonté de mieux structurer les priorités nationales et de limiter les chevauchements dans les interventions de l’État.

Quatre axes pour structurer l’action gouvernementale

Le premier pôle, consacré à la Souveraineté et à la Gouvernance, réunit plusieurs secteurs régaliens, notamment la Justice, la Défense, la Sécurité, les Affaires étrangères et la Fonction publique. Il doit contribuer au renforcement des institutions, de l’État de droit et de la stabilité du pays.

Le deuxième axe porte sur l’Économie et la Transformation productive. Il rassemble les ministères et secteurs liés à l’Économie, aux Finances, aux Mines, à l’Industrie, à l’Agriculture et à la Pêche. L’ambition est de favoriser une meilleure coordination des politiques économiques et de soutenir la transformation des ressources et des activités productives.

Le troisième pôle concerne les Infrastructures et le Développement durable. Les domaines des Transports, de l’Énergie, de l’Assainissement, de l’Urbanisme et de l’Environnement y sont regroupés. Cette organisation doit notamment permettre de mieux accompagner les grands projets d’infrastructures tout en intégrant davantage les enjeux environnementaux.

Enfin, le quatrième pôle est consacré au Capital humain et à la Solidarité. Il couvre des secteurs directement liés aux conditions de vie des citoyens, notamment l’Éducation, la Santé, la Culture, la Jeunesse et la Famille. L’objectif affiché est de placer le développement humain et le bien-être des populations au cœur de l’action publique.

Vers une administration plus coordonnée

Avec cette nouvelle configuration, l’exécutif entend dépasser une approche fondée sur des interventions ministérielles isolées pour privilégier une vision davantage coordonnée des politiques publiques.

La Primature mise ainsi sur une meilleure articulation entre les différents secteurs afin de rendre l’action de l’État plus lisible et plus efficace. La réforme devrait également permettre de clarifier les responsabilités et de favoriser une convergence accrue autour des priorités nationales.

Cette réorganisation marque donc une volonté de donner une nouvelle impulsion au fonctionnement gouvernemental. Reste désormais à mesurer son impact concret sur la mise en œuvre des politiques publiques et sur les résultats attendus dans les différents secteurs.

Alya soumah